Parmi les sceaux de l’Ordre du Temple, il en est un qui n’a pas manqué d’étonner les chercheurs et les historiens. Il s’agit du fameux Abraxas, qui évoque clairement le coté secret de l’Ordre du Temple.
Destiné uniquement aux dignitaires de l’Ordre, l’Abraxas signait les missives confidentielles et probablement secrètes qu’ils s’échangeaient.
En effet, l’Abraxas présente plusieurs points mystérieux. En premier lieu, le dessin proprement dit figurant sur le sceau. On y voit un animal mythique qui en rappel plusieurs autres.
La tête de l’Abraxas est constituée de celle d’un coq, c’est du moins la première chose qui vient à l’esprit en raison des barbillons qui pendent sous le bec de l’animal. |
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Le torse est celui d’un homme et les jambes sont en réalité deux serpents se courbant de part et d’autre du corps.
Les bras de « l’animal » sont ceux d’un homme et le bras gauche porte un bouclier nous présentant la face intérieur de l’objet.
Quelle étonnante représentation qui n’a rien de chrétienne.
La tête de coq semble vouloir dire que l’Abraxas annonce une nouvelle importante qui est là pour éclairer celui qui lira la missive. En effet, le coq, animal hautement symbolique, est, entre autre, celui qui annonce l’arrivée du jour et donc la sortie des ténèbres pour se rendre vers la lumière. |
La tête redressée de l’animal sur le sceau peut nous faire penser qu’il se prépare à chanter et va donc annoncer. Les deux jambes de l’animal nous présentent, comme nous l’avons vu au dessus, deux serpents. Ils ne sont pas sans nous rappeler la représentation du caducée d’Hermès, messager universel.
Ce caducée est le symbole de la connaissance mêlant les deux principes qui sont condamnés à cohabiter pour survivre, car ni l’un ni l’autre ne peut vivre sans l’autre.
Le symbole du bouclier est intéressant et nous informe du caractère caché et ésotérique de l’Abraxas. Au moyen âge, l’héraldique était un outil de communication destiné au monde extérieur. |
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Les gens du moyen âge, d’un simple coup d’œil et habitués à la notion de la symbolique, comprenaient immédiatement à qui ils avaient à faire en regardant simplement les pièces exposées sur le blason de leur interlocuteur.
Or là, le blason du bouclier est caché, ne permettant pas d’avoir la possibilité d’identifier son porteur, ou bien encore, le signataire du document dont, seul un détail de l’Abraxas peut révéler. En effet, il fut remarqué, à plusieurs reprises, que certains documents portaient des Abraxas « différents ». La structure du sceau n’était pas changée, seules les étoiles présentent dans le sceaux changeaient. Après étude, il fut mis en évidence que les étoiles présentent sur le sceau correspondaient au signataire. 7 étoiles pour le Maître, 6 pour le Sénéchal etc. |
De cette façon, le destinataire de la missive savait qui lui écrivait tout en cachant son identité aux yeux des personnes extérieures à l’Ordre et aux yeux des non initiés de l’Ordre. Un élément intéressant est à noter : Selon Saint-Jérôme, l’Abraxas correspondait au nombre mystique de Mithra. |
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